*s’étrangle*

Le testeur n’a clairement pas joué au jeu plus de trois scénarios en s’aidant de FAQs pour comprendre le fonctionnement du jeu. Que d’inepties dans ce test…

Comparer Der Langrisser (1994 sous sa première forme - Langrisser II puis en juin 1995 sur Super NES) à Tactics Ogre (juin 1995 également) est limite du foutage de gueule tant les deux jeux n’ont rien à voir. La série des Langrisser est bien plus vieille puisqu’elle a débuté avec Elthlead et The Crest of Gaia sortis à la fin des années 80. Fire Emblem n’existait pas encore (1990) et Langrisser sortait en 1991 avec un système d’unités militaires dont la gestion est très importante. Des similitudes se font sentir avec d’autres jeux, en particulier des Tactical et Strategy ? Normal : la série des Langrisser a posé beaucoup de choses au genre, de même que Tactics Ogre (que j’adore également, comme quoi).

D’ailleurs, si on devait effectuer des comparaisons à la con, devrais-je dire que Tactics Ogre, c’est nul à chier parce que ça reprend beaucoup de choses à Shining Force et Shining Force II (notamment le fait de ne pas jouer avec un système de phases alliée et ennemie et de pouvoir changer de classe) ? Il faut arrêter deux secondes avec ces arguments à la mords-moi-le-nœud. Un simple « je n’aime pas les systèmes de phase » aurait suffit. S’il faut mettre une mauvaise note parce que le jeu repompe des trucs à Tactics Ogre (mauvaise foi, quand tu nous tiens), autant descendre Final Fantasy Tactics en flèche, ce que le testeur n’a pas fait puisqu’il a osé coller un 10 à cet ersatz de TO (auquel il n’a mis « que » 9) qui n’est finalement rien d’autre qu’une reprise intégrale (soi-disant parce que c’est la même équipe de développement) - pléonasme mais faut enfoncer le clou - même au niveau scénaristique.

Contrairement à ce que semble présenter le testeur, il y a 4 fins distinctes possibles et 8 « fins » au total (sachant qu’une partie se finit en environ 22 niveaux et qu’il y en a effectivement environ 80 au total avec 7 niveaux communs à tous les embranchements). Pour faire simple : le chemin des gentils, celui de méchants qui croient être gentils, celui des méchants et son propre chemin (seul contre tous, le véritable challenge de Der Langrisser).

Par ailleurs, on ne peut parler de bourrinage dans Der Langrisser pour plusieurs raisons principales :- sauvegarder ses troupes est primordial d’une part pour protéger son leader (car, contrairement à vous, le but de l’adversaire est de vous poutrer le plus rapidement possible), d’autre part parce que, à la longue, vous obtenez des bonus d’attaque et de défense qui ne seront pas de trop ;- vous avez autant ou moins d’unités que l’adversaire sur lequel vous vous ruez et vous avez besoin de points d’expérience pour évoluer (donc, il vous faudra éliminer le plus de troupes possibles).

Dans Tactics Ogre, pour l’avoir fini deux fois, le bourrinage est également possible, notamment lorsqu’on a gonflé le héros et qu’il est correctement assisté (en particulier vers la fin du jeu). De très nombreux RPGs, en particulier les Final Fantasy, sont de gros ramassis de bourrinage une fois le leveling correctement réalisé. Par exemple, dans FF6, Kefka se poutre en deux temps trois mouvements avec Terra et le sort « Quick ». Dans Der Langrisser, effectuer du leveling demande de s’occuper de toutes les unités ennemies, ce qui n’est pas une mince affaire. Par conséquent, Antekrist, il faut changer d’argument.

Quant aux musiques et graphismes, je crois qu’on ne pourra effectivement pas revenir dessus. C’est une question de goûts et de couleurs. D’ailleurs, il est toujours étonnant d’entendre les joueurs dire que les graphismes ne sont qu’on détail dans un jeu et venir cracher dessus dès qu’il s’agit de descendre un jeu. Je trouve personnellement que les « petits sprites » (le testeur doit être daltonien, je suppose, vu qu’il ne voit pas les couleurs - ou alors, il a mal réglé le contraste de son écran) permettent de voir plus facilement l’aire de combat. Et j’ai toujours apprécié l’excellent boulot de Noriyuki Iwadare sur la bande son de cette série. Il vaut largement Nobuo Uematsu.

Enfin, ce test dénigre (ou passe sous silence, plutôt) complètement le travail réalisé par byuu et D sur la traduction de Der Langrisser (sans lequel, notre aimable fanboy de Final Fantasy n’aurait pas pu jouer ni donner une note aussi épouvantable qui ne repose que sur la mauvaise foi).

Ah… et Riana n’est pas une princesse. Mais je suppose que c’est comme le reste du test : une plaisanterie de mauvais goût.