Bebe's Kids est un jeu vidéo Super NES publié par Motown Gamesen 1994 .

  • 1994
  • Action

Test du jeu vidéo Bebe's Kids

1/5 — Bof… par

Développé par Radical Entertainment, édité par Motown Games.

Décidément, je suis en pleine découverte des dessins animés « hype » adaptés en jeux vidéo. Après la culture rock de Beavis & Butt-Head, place à la culture hip-hop des Bebe’s Kids. Vous ne connaissez pas ? Moi non plus, mais c’est pas ça qui va m’empêcher d’en parler.

SATAN L’HABITE

À la base, Bebe’s Kids est un spectacle de stand-up, dont a été tiré un dessin animé en direct-to-video. Oui, ça fait beaucoup de termes en anglais, mais que voulez-vous : c’est américain après tout.

Bref, l’histoire du show (Yeah, one more baby !) est celle de Robin, sortant pour la première fois avec Jamika. Ils ont convenu de se rendre dans un célèbre parc d’attractions où on peut trouver des souris aux grosses oreilles rondes, mais Jamika a précisé à son soupirant qu’elle amènerait son enfant. Oui mais en définitive, ce sont trois gamins insupportables avec lesquels ils vont devoir composer.

Le jeu nous place dans la peau de ces trois chiards démoniaques (plus précisément dans la peau de deux d’entre eux, une pisseuse ou un merdeux), clones afro-américains de Denis la Malice, en visite dans le fameux parc à thèmes.

STREETS OF RAGE

Bebe’s Kids est un beat ‘em all, mais à vrai dire il est tellement bizarre et mauvais que je préfère le laisser dans la case action, terme fourre-tout qui veut tout dire et ne dit rien.

Le jeu est constitué de cinq niveaux plus ou moins bien délimités, qui vous mèneront tout d’abord dans les allées du parc, puis dans la maison hantée, puis sur le bateau pirate, puis dans les souterrains, et enfin dans la tanière du boss final.

Chacun des stages, à l’exception du dernier, est constitué de différentes sections durant lesquelles il faudra soit bastonner tout ce qui se présente à vous (des clowns, des robots, des gardes…), soit détruire tout ce qui traîne dans les parages.

Pour ce faire, vous dirigez votre personnage sur toute la largeur du sol et utilisez les touches : A pour vous accroupir et ramasser les objets au sol, B pour sauter, X pour filer des coups de pied et Y pour balancer des coups de poing.

Le truc, c’est que ces attaques ne sont absolument d’aucune utilité, parce que les ennemis résistent de manière incroyable aux coups. Le seul moyen de les battre avant de se faire maraver, c’est d’utiliser les coups spéciaux à votre disposition. Et alors là, attention ! Gros risque de pétage de manette.

En effet, pour déclencher l’uppercut il faut appuyer en même temps sur L, R et Y, ça va encore. Pour l’attaque sautée, il faut d’abord sauter, forcément, puis appuyer simultanément sur L, R et X. Et pour jeter un objet ramassé au préalable (dont la nourriture, qui sert en général à restaurer votre jauge de vie), il faut appuyer sur L, R et B. Bah voyons, t’avais pas plus compliqué ?

IT’S LIKE THAT, AND THAT’S THE WAY IT IS

D’habitude j’aime bien me la jouer Don Quichotte, défendre les jeux indéfendables et pourfendre les gros hits. Mais là vraiment non, je ne peux pas.

Rarement il m’a été donné de voir jeu si laid sur ma chère console, et pourtant j’en ai vu quelques-uns de sévères. Les graphismes sont plus grossiers que le pire des charretiers, les décors étant d’une banalité à pleurer et les couleurs terriblement ternes.

Qui plus est, les animations sont tellement peu fluides que l’on se prend à démonter sa console pour vérifier si le processeur n’a pas un peu surchauffé. Quant à la partie sonore, si l’on peut être indulgent envers les thèmes que l’on croirait sortis tout droit des débuts du label Def Jam (ça serait un comble pour un jeu de la Motown !), on passera nettement moins facilement sur les bruitages de chiffonniers qui accompagnent chaque action.

Manette en main, le constat est encore plus catastrophique. Le personnage se manie très mal et, surtout, la détection des collisions est tellement mauvaise que l’on sursaute de frayeur quand, par hasard, on finit par toucher un ennemi.

Et puis cette difficulté… Non mais franchement, quinze coups pour vaincre un seul ennemi tant qu’on n’a pas compris comment sortir les coups spéciaux, c’est un peu abusé. Du coup l’aventure a beau être courte, il faut une santé de fer pour en venir à bout.

Bebe’s Kids, le show, est devenu célèbre en étant le premier à intégrer un casting (décidément) de personnages exclusivement noirs. Bebe’s Kids, le jeu, s’illustre quant à lui en étant l’un des plus mauvais parus sur Super NES. Ah, quelle ironie !

Bebe's Kids