Battle Soccer : Field no Hasha est un jeu vidéo Super NES publié par Banprestoen 1992 .

  • 1992
  • Sport

Test du jeu vidéo Battle Soccer : Field no Hasha

1.5/5 — Bof… par

Ce soir, les Girondins de Bordeaux ont battu la Juventus de Turin (25/11/09, note d’Angus). Rien de tel pour réveiller le footballeur du dimanche qui sommeille en moi (qui « roupille » serait le terme le plus juste ; peut-être même qu’il est mort), alors je me lance en parallèle à la fin du match dans un petit test de Battle Soccer. Et là, la joie est retombée comme un soufflé au camembert.

LE RETOUR DE LA REVANCHE

Battle Soccer fait partie de la grande famille des Battle de Banpresto. Une série de jeux divers et variés mais qui ont tous un point commun : mettre en scène des icônes de notre enfance (Ultraman, Go Nagai, les Kamen Riders…), ou du moins de celle des petits japonais, dans des disciplines qui n’ont en général pas grand-chose à voir avec leur activité première, qui consiste à sauver le monde. Pour l’occasion, les personnages sont nanifiés selon la fameuse technique du SD, ou Super Deformed, qui leur octroie un petit corps et une grosse tête.

SI ZIDANE M’ÉTAIT CONTÉ

Battle Soccer est un jeu de football. Le nôtre, le vrai, celui avec un ballon rond qui roule normalement sur le terrain. Et ô joie, cet épisode a eu droit à une traduction en anglais, ce qui va nous permettre de comprendre ce qui se passe.

En début de partie, vous avez le choix entre deux modes de jeu : l’exhibition et le tournoi. Le premier n’a rien à voir avec les vieux pervers qui montrent leur zguègue devant les cours d’école, puisqu’il s’agit d’un simple match sans enjeu. Le second est une suite de matches à élimination directe. Vous pourrez aussi, depuis ce menu, allez faire un tour dans les options de jeu, mais vu qu’elles se limitent à choisir entre le son mono ou stéréo, la visite va être de courte durée.

Reste encore à choisir si vous voulez jouer seul ou à deux (sachant que pour cette dernière option il vous faut un ami humain, avec deux bras et des poils dans les narines), puis à sélectionner le terrain si vous participez à un match d’exhibition. Forcément, avec de tels héros, les matches se déroulent dans des endroits incongrus, et s’il est toujours possible de choisir du gazon ou de la terre, rien ne vous empêche de jouer dans l’espace par exemple.

Je vous passe gentiment les règles de ce sport, il suffit de regarder TF1 ou Canal + un jour sur deux pour en avoir un exemple. Pour faire court, deux équipes de onze joueurs chacune font mumuse avec un ballon. Le ballon est manipulé exclusivement au pied, et le principe est de marquer le plus de buts (de faire passer le ballon dans les filets adverses) durant les 90 minutes que dure le match. Le Football pour les Nuls, c’est moi qui en ai écrit la préface.

Dans ce jeu les 90 minutes sont symbolisées par deux mi-temps de cinq minutes chacune, sans quoi vu que le terrain est tout petit, les parties se solderaient par des scores dignes des matches de basket de la NBA.

En défense, les boutons A, B et Y permettent de tacler l’adversaire. En attaque, A sert à tirer, B à passer la balle, Y à centrer et X à charger un tir spécial. Eh oui, Mario Football n’a rien inventé ! Les tirs spéciaux s’accompagnent de divers effets pyrotechniques et sont difficilement arrêtables.

QUELQUE CHOSE EN TOI NE TOURNE PAS ROND

Malheureusement, Banpresto déçoit une fois de plus, en bâclant un jeu qui avait un gros potentiel ludique en multijoueur.

Les graphismes sont assez jolis, terrains et personnages se montrant riches en détails et en couleurs. La partie musicale n’est pas mauvaise non plus et met bien l’ambiance. D’ailleurs, maintenant que j’y pense, il s’agit probablement de remixes des thèmes des dessins animés dont les héros sont tirés.

Hélas la première impression, plutôt bonne, s’efface au bout de quelques minutes. Tout d’abord parce que le jeu est vraiment mou, les animations saccadées s’accompagnant en outre de bugs d’affichage. En effet, les textures des différents terrains s’effacent lorsqu’on se déplace, le fond devenant alors totalement uni.

Ensuite, la maniabilité souffre de trop d’imprécisions pour que l’on puisse vraiment s’amuser. Il est difficile de prendre la balle à l’adversaire, comme il est difficile de viser correctement lors d’un tir ou d’une passe.

Ceci augmente donc la difficulté de manière drastique, ce qui compense un peu la durée de vie faiblarde du titre, qui propose trop peu de modes de jeu, de terrains et d’équipes.

Un tout petit jeu de foot, qui n’a d’autre intérêt que de nous rappeler que pour faire un jeu de sport décalé, il ne suffit pas d’y afficher des mascottes rigolotes. Ou alors, il faut s’appeler Nintendo et penser à y intégrer un gameplay amusant.

Battle Soccer : Field no Hasha