Battle Jockey est un jeu vidéo Super NES publié par Virginen 1994 .

  • 1994
  • Inclassable

Test du jeu vidéo Battle Jockey

2.5/5 — Moyen par

Ô rage, ô désespoir ! Rien ne me sera donc épargné, n’est-ce pas ? Vous n’avez point brisé ma volonté de fer avec vos jeux de football américain et de pachi-slot, aussi tentez-vous de m’achever par le biais de ce jeu de PMU. Mais je saurai faire face une fois encore, et pis ! Avec la dignité qui m’est coutumière, je vous défierai à mon tour en donnant à ce titre… la moyenne ! Oui messieurs ! Je ne crains rien ni personne !

ON PARIE QUE VOUS ALLEZ GAGNER ?

Battle Jockey est, comme son titre l’indique, un jeu de paris sur des courses de canassons. Les plus férus de vieilles ganaches parmi vous retrouveront donc peut-être l’ambiance inimitable du petit troquet-PMU de la place de l’église du village de St-Poué-lès-Gigue, là où que l’Grand Lucien il avait collé un bourre-pif à René, comme quoi il avait jeté son ticket alors que l’quinté il était même pas encore arrivé. Ou si vous êtes plus collet-monté, c’est l’atmosphère Vieille France, côté XVIe (arrondissement oui, mais siècle aussi), qui vous siéra le mieux.

Enfin bref, j’ai beau meubler, il va quand même falloir que je m’y attelle (ne m’applaudissez pas, ça m’encourage). Battle Jockey propose mine de rien trois modes de jeu distincts : le championnat, le duel et le tiercé.

Si les deux premiers sont jouables (cela signifie que vous contrôlez la monture et son cavalier), le dernier ne vous permet que de parier, comme un bon gros bookmaker de la mafia lituanienne.

Je ne me permettrai par contre pas de rentrer dans les détails, parce que Battle Jockey est rempli ras-la-gueule de blablas en tous genres. Comment ça, ce n’est pas une excuse ? Mais si, c’en est une lorsque tout est écrit en japonais et que vous n’avez pas l’heur de maîtriser la langue.

Tout ce que je peux vous dire, c’est que du fait des nombreux menus, sous-menus, sous-sous-menus, demi-menus et quarts de fenêtres, la partie paris est assez nébuleuse. Ce qui n’est pas le cas des contrôles du jeu (ohla, quelle transition !), on ne peut plus simples : vous dirigez votre cheval au moyen de la croix directionnelle (de toute évidence il ne faut pas appuyer trop fort, sans quoi la sale bête part en quenouille et devient incontrôlable) et utilisez les boutons A et B, respectivement pour faire sauter et cravacher (un coup d’accélérateur, quoi) votre animal.

Le terrain est vu de trois quarts haut et vous y affrontez cinq concurrents. Si vous traînez trop, vous vous ferez rattraper par le défilement d’écran (qui se calque sur la vitesse du joueur de tête) et vous perdrez de la vie. Lorsque votre jauge de vie est à sec, vous mourez. Vous réapparaîtrez un peu plus tard sous forme d’ange équidé !

LA VIE EST UN LONG FLEUVE TRANQUILLE

Pourquoi la moyenne, alors ? Eh bien à vrai dire le jeu est loin d’être mauvais. Les graphismes, loins de la sobriété de la plupart des autres titres hippiques, affichent un design caricatural et coloré, les animations sont souvent humoristiques, et la bande-son enjouée et remuante parachève une réalisation bien au-dessus de la moyenne. Avouons que ce n’était pas gagné, puisque ce genre de titres se montre la plupart du temps austère et donc peu aguicheur.

Pourquoi juste la moyenne dans ce cas ? Parce que bon, faut pas exagérer non plus, on est loin du jeu du siècle. La maniabilité du bourrin n’a rien de très instinctif, la difficulté est de fait assez importante et, pire que tout pour nous autres, pauvres Européens, la grande majorité des options de jeu est totalement incompréhensible.

Pour faire court, disons que Battle Jockey est sympathique mais loin d’être indispensable. Tentez votre chance si vous voulez voir à quoi ressemble un jeu de ce genre, mais préférez un support dématérialisé, plutôt que l’achat d’une contrefaçon taiwanaise sur la Baie. C’était « Les Conseils de Toto Caca ».

Battle Jockey