Aero the Acro-Bat est un jeu vidéo Super NES publié par Sunsoften 1993 .

  • 1993
  • Plates-formes

Test du jeu vidéo Aero the Acro-Bat

3/5 — Très bien par

Développé par Iguana Entertainment et édité par Sunsoft.

Aero the Acro-Bat fait partie de ces jeux mésestimés, de ces héros de seconde main qui ont pullulé sur Super NES, et globalement sur toutes les machines seize bits, dans l’ombre des valeurs sûres et des hits en puissance. C’est moche, mais eh, c’est pas de ma faute, à moi.

SUR LA CORDE RAIDE

Le jeu reprend une recette fort classique, qui a marché avec pas mal de ses prédécesseurs. Elle est simple et se compose de trois ingrédients : un héros charismatique, un univers défini et un méchant grandiloquent. Mélangez le tout et vous obtenez un jeu de plates-formes standard.

Ici, le héros est Aero, une chauve-souris acrobate dans un cirque. L’univers est donc celui du cirque, ou plus généralement de l’amusement, de l’entertainment comme on dit en Ouzbékistan. Et le méchant est Edgar Ektor, un scientifique barjot à l’allure de clown.

BALANCE, BALANCE, BALANCE-TOI

Aero the Acro-Bat est un jeu de plates-formes vu de profil qui se déroule le long de quatre mondes. Ce qui pourrait paraître bien peu, alors qu’en réalité chacun de ces mondes comprend quatre ou cinq niveaux, plus l’antre d’un boss la plupart du temps. Ça nous fait tout de même un total honorable de vingt-deux zones.

En l’occurrence, vous commencerez votre parcours dans votre cirque, agressé par les hommes-canons, trapézistes et autres clowns, avant de vous diriger vers un parc d’attraction en folie, puis vers une forêt qui ressemble à un vrai parcours du combattant, avant de finir dans un musée (qui n’a d’ailleurs de musée que le nom, puisqu’il y a tout lieu de penser qu’il s’agit plutôt d’un vieux château).

Très remuant, Aero est capable de tout un tas de prouesses. Tout d’abord, il se déplace à vive allure lorsque vous utilisez la croix directionnelle. Ensuite tout se joue à un bouton, le B en l’occurrence, qui permet de sauter ; en rappuyant dessus une fois en l’air, Aero réalise un vol piqué que vous pourrez orienter dans l’une des quatre directions diagonales, et qui permet de frapper les ennemis. Enfin, lorsqu’il chute de haut, il utilise un parapluie pour planer et éviter ainsi de se manger le béton avec les dents.

Votre parcours sera également parsemé de trampolines sur lesquels rebondir, de cerceaux entre lesquels vous devrez passer pour gagner des points bonus ou encore de canons. Vous entrez dans un canon en appuyant vers le bas, puis vous réglez la puissance du tir avant de presser B pour décoller.

Notez également la présence de situations un peu particulières : courses de wagonnets sur un grand huit, balancelles ou encore corde raide par exemple. Vous pourrez également participer à des stages bonus, à condition de les découvrir. Vous devrez aussi atteindre certains objectifs, parfois, pour terminer l’une des zones du jeu : passer à travers un certain nombre de cerceaux, détruire des plates-formes étoilées…

Vous pourrez, enfin, récolter quelques items bien précieux : vies supplémentaires, rab de temps (les niveaux sont chronométrés), invincibilité, projectiles étoilés (à utiliser avec le bouton A, de manière exceptionnelle), etc.

AERO M’A TUER

Aero the Acro-Bat dispose d’une ambiance plutôt sympathique, qui n’est pas sans rappeler Talmitt’s Adventure en arcade et sur Mega Drive, en moins gnangnan.

Les graphismes sont fort jolis, très fins et très colorés (un peu trop d’ailleurs, ça fait limite bariolé parfois), et les sprites jouissent d’animations fluides et variées.

Par contre les musiques, si elles ont un côté amusant - elles détournent sans trop s’en cacher des airs fort connus - sont tellement fortes qu’elles en deviennent rapidement entêtantes.

Le personnage répond bien aux injonctions, mais on pourra lui reprocher un panel de possibilités un peu limité. Cependant, le véritable problème du jeu provient probablement de sa très grande difficulté, certaines séquences nécessitant un apprentissage par cœur des pièges. La durée de vie est quant à elle raisonnable.

Oui, Aero reprend tout ce qui fait un bon jeu. L’ennui, c’est justement cela. Reprendre, c’est bien, mais apporter du neuf, c’est mieux.

Aero the Acro-Bat