Megaman X6 est un jeu vidéo PlayStation publié par Capcomen 2001 .

  • 2001
  • Action

Test du jeu vidéo Megaman X6

4/5 — Exceptionnel ! par

Chez Capcom, on ne fait pas dans la dentelle. Megaman X5 ayant déçu les fans, le directeur historique de la saga a été viré, et on repart pour un sixième épisode sur des bases saines. Et autant tuer tout suspens, Megaman X6 est le volet de la réconciliation.

AFTER THE END

Sigma a réussi, X et Zero ont échoué (ce dernier en est mort d’ailleurs) : la station orbitale Eurasia s’est écrasée sur Terre. Suite au terrible crash, la surface de la planète est devenue invivable, et les humains se sont réfugiés en sous-sol. Insensibles aux problèmes atmosphériques, les Reploïds tentent de rebâtir patiemment sur les ruines du monde. L’un de ces Reploïds, Gate, découvre parmi les ruines d’Eurasia une étrange carcasse ; la prenant pour un simple déchet au départ, il finit par comprendre de quoi il retourne exactement…

JE SERAI TON PIRE CAUCHEMAR

Megaman X6 marque un sursaut d’orgueil dans la saga, mais reste sur des bases on ne peut plus classiques. Jeu d’action/plates-formes, cet épisode commence par un niveau dit d’échauffement, avant de vous proposer huit stages à jouer dans l’ordre que vous souhaitez. Place ensuite à la forteresse finale, composée de trois zones.

Un total de onze niveaux, cela peut paraître un peu léger au regard des précédents opus. Et en effet, il n’y a plus de stages intermédiaires une fois que l’on a passé la moitié des huit niveaux au choix ; il n’y a pas de boss room où l’on ré-affronte tous les boss du jeu à la suite… Pour autant, Megaman X6 a beau alléger ce concept à vrai dire un peu lourdingue (c’était un peu la surenchère de niveaux à la fin), il reste pas mal de choses à faire. Lorsque vous aurez éliminé un des huit robots, en effet, l’un des stages restants sera contaminé par un ‘Nightmare’ (vous comprendrez ce qu’ils sont en cours de jeu), ce qui se traduit à la salle du choix des niveaux par une auréole rouge sur le niveau en question. Libre à vous, dès lors, de faire le stage et d’y massacrer les ‘Nightmares’ pour améliorer votre rang. Il existe aussi des portes cachées dans les niveaux, qui donnent accès à des zones secrètes où vous pourrez affronter trois vieilles connaissances.

Cet épisode ne permet que d’incarner X (mais… non, je ne dirai rien, même sous la torture), qui pour le coup y gagne un peu en armement. Ainsi, le bouton croix permet de sauter, cercle de dasher et carré de tirer comme d’habitude, mais triangle permet pour sa part d’utiliser le sabre laser de Zero, que X a récupéré à la mort de ce dernier. Il est également possible, sous certaines conditions, d’utiliser la gâchette R2 pour déclencher une « Giga Attaque ».

Les armes secondaires, que l’on récupère toujours en détruisant les huit boss et qui s’utilisent toujours en quantité limitée, se manient également en pressant la touche triangle, après les avoir sélectionnées à l’écran de pause. Vous trouverez comme toujours des recharges de vie ou d’énergie pour les armes secondaires, des items permettant d’accroître ces deux jauges, des tankers qui fonctionnent comme les recharges mais quand vous voulez - alors que la recharge fonctionne dès que vous la ramassez - et des vies supplémentaires.

Il est également possible de trouver de grosses capsules vertes qui sont en fait des pièces d’armure. Une fois une armure intégralement récupérée, vous pourrez l’utiliser pour conférer de nouvelles aptitudes à X.

Petites sœurs des pièces d’armures, les parts sont également de la partie, ayant pour effet de booster la puissance de vos tirs, la hauteur de vos sauts, etc. Cette fois-ci, vous les obtenez en sauvant des Reploïds. Le concept est directement tiré de la fameuse série des Metal Slug et de ses soldats barbus.

JE VEUX JUSTE UNE DERNIÈRE DANSE

Après l’énorme déception que constituait Megaman X5, Capcom se devait de relever la tête. Voilà qui est fait, et bien fait. Premier bon point pour le scénario, mélangeant habilement décorum post-apocalyptique, têtes connues et rebondissements téléphonés, pour un résultat globalement au-dessus de ce à quoi nous a habitués la série.

Les graphismes aussi ont subi un régime drastique, et ils nous reviennent en meilleure forme que jamais. Le chara-design tout d’abord, abandonne le style étiré des deux précédents épisodes pour revenir à quelque chose de plus proche de Megaman X3. Les décors ensuite, sont à nouveau colorés, riches en détails, et de beaux bitmaps servent d’arrière-plan pour le plus grand plaisir des yeux.

Des mirettes qui pourront également s’ébahir, que dis-je, s’ébaubir, devant les effets de lumière spectaculaires et nombreux de cet épisode, alors que leurs compagnes, les cages à miel, se feront une joie d’écouter les quelques thèmes techno-boom-boom qui sortent du lot, la bande-son étant quand même assez morne dans l’ensemble.

Plaisir pour les yeux, pour les oreilles… Mais aussi pour les mains. Le gameplay est encore plus riche que ce que l’on connaissait jusque là, et on ne s’en plaindra pas car tout reste très maniable. Et oubliées les incessantes phases de course-poursuite du précédent épisode, ce Megaman X se joue comme ses ancêtres, avec tout le plaisir que cela peut procurer. Difficile mais pas chiatique comme le précédent, Megaman X6 est aussi un peu plus court. Ce qui n’est pas plus mal tant cela devenait la course à l’échalote sur la fin. Pour autant, que les plus gourmands se rassurent : finir le jeu permet de débloquer de nouveaux modes et persos, pour une replay value des plus raisonnables.

Au final, sur sept jeux Playstation (Megaman 8, les X4 à 6 et les trois Legends), Megaman X6 est probablement le plus abouti, renouant enfin avec la quasi-perfection des précédents opus avant un déclin fatal lors de la génération suivante.

Megaman X6