The King of Fighters, une série qui a fait couler beaucoup d’encre. Depuis le rachat de SNK par Playmore en 2001, chaque épisode avait déçu un bon nombre des fans… KOF 2001 trop brouillon, le 2002 bon mais n’apportant aucune réelle nouveauté, le 2003 excellent mais avec un système de tag pas encore assez abouti, et le Neowave tout simplement reconnu comme étant le plus mauvais de la série. Ce fut donc avec une grande appréhension que je me suis procuré KOF XI en import japonais.
Terry Bogoss
Après une introduction fort réussie présentant les protagonistes du jeu, on se retrouve face à un joli menu et 6 modes de jeu, rien que ça. Les 3 modes principaux sont les modes « arcade play (vs) », « single play (vs) » et « team play (vs) ». Puis viennent les modes « endless » (ou survival si vous préférez), « challenge », « practice » et « network ». Ensuite, passons à la grille des personnages. On dénombre pas moins de 11 équipes de 3 combattants avec parfois à l’intérieur de celles-ci de gros changements et l’apparition de nouvelles têtes. Par exemple, l’équipe « Fatal Fury » se compose de Terry Bogard, Kim Kap Hwan et Duck King ! Du changement, voilà sûrement ce qu’il manquait à cette série pour la relancer.
En ce qui concerne les nouveaux arrivants, ils sont excellents et ne manquent pas de caractère : Duck King, issue de la série Fatal Fury, intègre donc l’équipe homonyme ; B. Jenet, elle aussi issue d’un Fatal Fury (Garou MOTW en l’occurrence), prend part à l’équipe « Garou » avec ses confrères Tizoc et Gato ; Eiji Kisagari, absent depuis l’opus 95, fait son grand retour dans l’équipe « Anti-Kyôkugenryû » en compagnie de Malin et Kasumi.
Maintenant, les nouveaux-nouveaux : Momoko (ma préférée), jeune fille pratiquant la capoeira, prend place dans l’équipe « Psycho Soldier » déjà composée d’Athéna et Kensou ; Oswald, qui se bat à l’aide de cartes qu’il manipule avec maestria, intègre l’équipe « Hero » d’Ash Crimson et Shen Woo et pour finir, Elizabeth (une autre Française) rejoint l’équipe « Rival » aux côtés de Duo Lon et Benimaru.
33 personnages ça fait beaucoup, mais ce n’est pas tout car en plus des 6 sous-boss Adelheid, Gai, Hayate, Silber, Jazu, Shion et le boss Magaki, la version PS2 propose 7 personnages supplémentaires à débloquer qui sont Robert Garcia, Hotaru Futuba, Mai Shiranui, Tung Fu Rue, EX Kyo Kusanagi, Mr. Big et Geese Howard dont les sprites ont été tirés de Neogeo Battle Coliseum (Ah ils sont malins chez SNKP, pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ?).
No escape… FIGHT !
Le roster est donc très complet mais qu’en est-il du gameplay une fois la manette en mains ?
Le gameplay reprend logiquement le système de tag instauré dans KOF 2003 c’est à dire le fait de devoir choisir le leader de son équipe avant chaque combat et de pouvoir changer de personnage en plein match (en mode « arcade play (vs) ») mais SNKP ne s’est cette fois pas contenté de reprendre bêtement ce système (alléluia !!!). En effet, plein d’éléments viennent compléter le système de tag déjà bien efficace. C’est ainsi que la jauge « skill » fait son apparition au-dessus de la barre de furies et c’est elle l’élément-clé de ce soft. La jauge « skill » permet d’effectuer des actions comme le Super Cancel (stopper un coup spécial par un DM ou LDM - Note : DM et LDM, respectivement Desperation Move et Leader Desperation Move, un coup spécial extrêmement puissant, le LDM est le plus puissant des deux et seul le leader d’une équipe peut l’utiliser, d’où son nom) ou le Dream Cancel (stopper un DM par un LDM) et d’autres possibilités de combos vous sont ainsi offertes. Pour les connaître, un petit détour par le mode « challenge » vous sera nécessaire.
Le mode « challenge » permet d’une part de débloquer les personnages exclusifs à la version PS2 et d’autre part d’apprendre toutes les actions offertes par le gameplay de KOF XI en accomplissant plusieurs petits défis (40 au total). Ainsi, les amateurs comme les pro-gamers seront sur un même pied d’égalité une fois ce mode terminé.
Pour ce qui est des stages, ils sont très réussis et vous emmèneront aux 4 coins du globe (Japon, Russie, Cambodge ou encore Italie). En plus, il vous sera possible de passer le jeu en version « Arrange » dans les options pour disposer de nouveaux stages en 3D, par contre, eux, un peu moins beaux à mon avis. Pour ce qui est de la bande-son maintenant, les musiques sont de bonne qualité (ce qui est plutôt rare de la part de SNKP) et certains personnages disposent de leurs propres thèmes musicaux qui sont pour la plupart des reprises d’autres jeux de la firme nippone. Du beau travail sur ce point là, R.A.S. à part qu’il est aussi possible d’écouter ces musiques en version « Arrange ».
Thank you for playing… Non, merci à vous !
Après des heures de jeu passées en compagnie de KOF XI, force est de constater que cet opus est de loin le meilleur depuis l’édition 98 si ce n’est plus (le plus fun ça c’est sûr). De plus, cette conversion PS2 dispose de plusieurs bonus non négligeables par rapport à son homologue arcade (dont un prix très attractif !) et j’ose espérer que cette fois SNKP s’est enfin approprié cette série qui nous est si chère.
Le roi de la baston 2D est bel et bien de retour, vivement l’épisode 12 !
Graphismes : 8/10
Les décors sont jolis mais certains personnages manquent de charisme.
Bande-son : 9/10
La plupart des thèmes musicaux sont très entrainants, la seule ombre au tableau reste que les impacts de coups sont un peu mous.
Jouabilité : 10/10
Dans l’ensemble très proche d’un Street Fighter, la jouabilité de KOF XI est aujourd’hui ce qui se fait de mieux en la matière.
Durée de vie : 9/10
Seul ou à plusieurs KOF XI vous tiendra en haleine longtemps, notamment grâce au mode « network » fort prenant.
Scénario : -/10
Dans la continuité de KOF 2003, on ne connaît toujours pas les ambitions d’Ash Crimson.
On aime
Le gameplay
Le mode « challenge » bien pensé
Les bonus de la version PS2
Le nombre de personnages
Les musiques
On regrette
Un casting qui ne plaira pas à tout le monde
Les nouveaux stages en 3D
Les impacts de coups mollassons
La version européenne amputée du mode « network »