Castlevania : Curse of Darkness est un jeu vidéo PlayStation 2 publié en 2005 .

  • 2005
  • Action

Test du jeu vidéo Castlevania : Curse of Darkness

2.5/5 — Moyen par

Castlevania et la 3D, ça n’a jamais été une grande histoire d’amour…

Deux épisodes N64 certes savoureux, mais atroces à regarder (et jouer les yeux fermés, c’est pas aussi facile qu’on croit), un épisode avorté sur Dreamcast et un premier épisode PS2 des plus moyens.

Certains fans crient « A mort IGA ! » (le repreneur de la série). Les Français ne se parlent plus. Votez Ikea, tout ça quoi.

Et Castlevania : Curse of Darkness est arrivé…

JÉSUS CRIE PARCE QUE LES FIDÈLES CASSENT TROP

1476, Valachie.

Décor planté. Moteur eeeeeeeeeeeeet Action.

Dracula est mort depuis quelques années (jusqu’à la prochaine fois bien sûr) lorsque l’un de ses anciens fidèles, le forgeron des âmes Hector, revient au bercail, mû par une haine farouche envers son condisciple Isaac.

Oui, parce qu’Hector avait décidé de se barrer pépère avec sa dulcinée humaine loin des magouilles du Comte, et Isaac, fidèle parmi les fidèles et psychopathe parmi les psychopathes, a décidé de venger son seigneur.

Pour ce faire, il a convaincu la populace que la fiancée d’Hector était une sorcière. D’où bûcher.

D’où colère.

D’où vengeance.

Didiou, un scénario tragique ? Mais que se passe-t-il ?

JÉSUS CHRIST ET LA CARAVANE PASSE

Du point de vue du système global, le jeu est un beat ‘em all à l’arme blanche teinté de RPG, un style gravé dans la série depuis Symphony of the night.

Cette fois, foin de Castlevania, vous allez, comme dans Belmont’s revenge ou New generation, visiter du pays.

Et en 3D siouplé ! (C’était trop beau…)

A vous les joies de la forêt, du canal, des autres dimensions… Les 100% traditionnels des récents épisodes sont donc valables pour chaque niveau.

Hector est un forgeron des âmes.

Ce terme se décompose en deux : forgeron et âmes.

Pour ce qui est du forgeron, vous allez pouvoir vous forger vos propres armes, en mélangeant plusieurs objets trouvés en détruisant les ennemis. Objets que vous mélangerez selon des recettes qui se débloquent à chaque nouveau matériau récupéré ou arme forgée. Un système ultra-simple et ultra-complet.

Pour ce qui est des âmes, vous allez récupérer des ‘innocent devils’. Il y en a de six types (dont deux cachés : fée, golem, oiseau, mage, démon et citrouille) et lorsque vous les récupérez il sont « de base ». Comprenez par là qu’il est possible de les faire évoluer selon un schéma pré-établi à plusieurs embranchements, en récupérant des items associés, items tombant des monstres tués. Quelques exceptions un peu plus chiantes existent.

Chaque démon a des capacités spéciales, qui servent le plus souvent en combat, mais aussi à débloquer certains passages, capacités que le démon obtient à force de se battre à vos côtés.

Car si Hector sait parfaitement se battre avec n’importe quel type d’arme, il peut être accompagné si vous le désirez du démon innocent de son choix. Celui-ci a sa propre barre de vie, et peut selon que vous le souhaitiez se battre franchement (quitte à perdre de la vie) ou se contenter de défendre.

Dernier point sur les D.I., ceux-ci produisent des oeufs une fois un certain niveau atteint, vous permettant de développer un nouveau D.I. du même type selon un autre schéma d’évolution. Notez que vous ne pouvez emmener avec vous que 6 D.I.

DIEU EST UN FUMEUR DE HAVANES

Que penser de cet opus ?

Au delà d’un scénario un peu plus intéressant que le traditionnel combat des Belmont ou affiliés contre tonton Draculito, on a droit à des personnages assez savoureux, St Germain et Zead en tête. Toutefois le héros est anti-charismatique et Isaac pas beaucoup mieux (on dirait plus une Drag Queen qu’un vrai méchant).

Passé l’aspect scénaristique reste l’aspect technique.

Et là, c’est le drame. La 3D est pauvre, sombre, et les décors, parfois assez travaillés, restent désespérément vides. Les couloirs sont longs, les ennemis peu nombreux, les effets spéciaux encore plus rarissimes… bref, on s’ennuie ferme. Les musiques, déjà pas très inspirées et surtout tellement discrètes que les programmeurs ont dû en oublier une partie, n’arrangent rien.

Et qui plus est, l’écran scintille comme jamais, vive le mal de crâne.

Couplé à ce désastre visuel et sonore, la maniabilité est lourde. Hector doit être paralytique tant il se meut difficilement. Certains coups le laissent inerte juste assez longtemps pour s’en prendre un autre dans la mouille (dédicace à Alexandre Astier) et ça devient vite énervant.

D’autant que ni l’I.A. désastreuse des ‘innocent devils’, ni la caméra qui n’en fait qu’à sa tête, ne viennent corriger la faute.

Cela dit, le système de jeu est suffisamment plaisant pour accrocher le fan. Les autres iront rejoindre Dante, parce que le démon peut pleurer…

Castlevania : Curse of Darkness