Earthworm Jim 3D est un jeu vidéo Nintendo 64 publié par Interplayen 1999 .

  • 1999
  • Plates-formes

Test du jeu vidéo Earthworm Jim 3D

2/5 — Presque bien par

Earthworm Jim… Bien qu’en mon cœur cette série n’égala jamais les plus grands représentants des jeux de plates-formes sur consoles (Sonic, Mario, Rayman), je dois reconnaître que ses deux premiers volets furent parmi les meilleurs jeux jamais conçus sur les consoles de salon 16 bits de l’époque. Graphismes enchanteurs, jouabilité au poil et humour dévastateur… tous les ingrédients d’un jeu mythique.

Et le temps passa, jusqu’à nous amener 10 ans avant la rédaction de ce test : an de grâce 1999.

La plupart des grandes séries de l’époque 16 bits ont franchi avec plus ou moins de succès le passage à la 3D. Earthworm Jim arrive sur le tard, 3 ans après Mario, 1 an après Sonic et à peu près en même temps que Donkey Kong et Rayman, sur LA console des jeux de plates-formes.

GROOVY !

Piqûre de rappel : vous incarnez un ver de terre nommé Jim, vêtu d’une combinaison spatiale et avec moult armes à disposition.

Dans cet épisode Jim, à la suite d’un accident stupide (une vache sur la tronche), est plongé dans le coma. Seul moyen de le réveiller : explorer les recoins tordus de son cerveau non moins tordu, trouver les mamelles d’or et affronter les méchants conçus par l’imagination de notre héros.

Disons-le d’emblée : le jeu est délirant. Pas autant que les vieux épisodes 16 bits (a priori l’équipe ne serait pas la même), mais l’humour fait mouche ; que ce soit les ennemis ridicules (phacochères, vaches), le héros (fidèle à lui-même, ma foi) ou les boss (Bob le poisson, rescapé des vieux épisodes, face de macaque…).

Hélas, tout n’est pas rose au pays des vers.

Saloperie de technologie :(

Allez, je prends parti : la majorité des défauts du titre viennent de la 3D en elle-même.

La N64 était capable d’afficher une 3D correcte, mais ma foi… pas aussi belle que la 2D de la SNES, à moins de vraiment faire beaucoup d’efforts (Donkey Kong 64 par exemple). Sauf que Shiny en a pas trop fait d’efforts, là.

Le jeu est donc assez pixelisé pour un titre N64, bien que les couleurs, chaudes et agréables, compensent un peu ce défaut. S’il n’est pas moche en soi (il est même au-delà de la moyenne de la console, je trouve), on est très loin de Donkey Kong, Rayman 2 ou bien les Banjo. Les ennemis sont assez grossiers, aussi.

L’animation des ennemis (ou du héros) est très bonne, mais le jeu lague facilement.

Second défaut : la caméra. L’une des pires que j’ai jamais vues, et un défaut souvent présent dans les jeux 3D de l’époque. Non seulement elle n’est pas pratique, mais on dirait souvent qu’elle fait EXPRÈS de nous emmerder, en nous cachant ravins, ennemis et obstacles. En plus, elle est beaucoup trop proche du perso ; on peut la ramener derrière soi (avec le bouton R), mais elle se re-barre aussitôt.

C’est d’autant plus pénible que les commandes sont claires et que le perso réagit bien, lui. Les sauts, les tirs, le fouet (en fait, sa tête avec laquelle il fouette), le maniement en lui-même… tout est excellent, mais gâché par la caméra.

De même, Earthworm Jim en 2D, de par la multitude des armes qu’il proposait, nous incitait autant à jouer de la plate-forme qu’à tâter de la gâchette. En 3D, c’est plus coriace de viser avec l’une des 13 armes disponibles. Sur un jeu de plates-formes, je trouve que ça nuit au fun. J’aurais préféré un système de verrouillage à la Rayman 2 ou Zelda Ocarina of Time.

C’pas fini…

Le jeu en lui-même est assez court, et surtout lassant (à cause de la caméra surtout). On trouve une trentaine de niveaux dans 5 environnements différents, correspondant à une zone du cerveau (mémoire, bonheur, peur et rêve), et les décors s’adaptent en conséquence (plutôt joyeux, terrifiants, délirants selon le niveau). Malheur ! Car les environnements ne sont pas non plus très variés au sein du même niveau.

On trouve également des défauts propre à la N64 : des fausses cinématiques composées de captures d’écran fixes avec du texte qui défile, et une bande-son gâchée par le support cartouche.

C’est-à-dire que les musiques sont entraînantes mais de piètre qualité, et les bruitages sont affreux.

Pas nul, mais indigne de son nom : 9/20

J’arrondis à 4. Je pense que si on arrive à se faire à la caméra, le jeu vaut bien un 14/20.

L’humour est là, et heureusement finalement, sinon j’aurais mis 2. Le jeu a été bâclé, totalement, sans faire aucun effort pour rivaliser avec les ténors du genre sur N64.

Earthworm Jim 3D