Banjo-Kazooie est un jeu vidéo Nintendo 64 publié par RAREen 1998 .

  • 1998
  • Plates-formes

Test du jeu vidéo Banjo-Kazooie

4/5 — Exceptionnel ! par

Du haut de sa lugubre tanière, la méchante Gruntilda ricane à pleins poumons. Elle ne peut contenir sa joie au regard de sa dernière invention qui a la faculté d’absorber la beauté physique d’une personne. Elle va enfin pouvoir se venger de sa gentille sœur Brentilda qui a hérité de tous les avantages de la famille alors qu’elle n’est que laideur. Afin d’être la plus belle, elle enlève la jolie sœur de Banjo et l’installe dans sa machine infernale. Sans attendre il part donc, avec son amie Kazooie, délivrer sa sœur des griffes de l’ignoble sorcière.

2 z’animaux sympathiques :

Une fois dans la tanière de l’autre laideron, les compères doivent trouver le moyen d’atteindre la salle de la machine. Avant d’y arriver ils devront traverser plusieurs portes et mondes qui s’ouvrent en récoltant des pièces de puzzles. Il y a 10 pièces dissimulées dans chaque monde. Pour les récolter toutes, Banjo devra avec agilité déjouer mille pièges et résoudre des dizaines d’énigmes. A l’instar de Mario, l’ours et l’oiseau disposent d’une panoplie considérable de mouvements apportant énormément au gameplay. Ils peuvent presque tout faire : grimper aux arbres, courir, nager, voler et plein d’autres pirouettes. Chaque niveau devient donc un gigantesque monde où l’on essaye de tout explorer en exécutant des tonnes d’acrobaties. On s’éclate comme un petit fou avec ces 2 clowns. Ils sont toujours de bonne humeur et ont des mimiques marrantes. Lorsque Kazooie largue des œufs, elle peut les envoyer par l’avant ou par l’arrière. Et quel est le bruit d’un œuf projeté par l’arrière ? Le même que celui produit après avoir mangé trop de flageolets ! C’est fin, très fin. Et pour rester dans l’ambiance, le parcours à travers le château est ponctué des réflexions de Gruntilda ou de quelques cinématiques montrant ses engueulades avec ses sbires.

Des niveaux aussi sympas :

Comme tout bon jeu de plates-formes, Banjo-Kazooie vous fait découvrir des univers divers et variés. Avec une dizaine de levels, on se promène à travers l’espace et le temps. On navigue entre des univers colorés et chatoyants ou sombres et lugubres, mais on garde toujours la même ambiance guillerette et marrante. On rencontre souvent un personnage loufoque et les situations sont tout autant humoristiques. Allez faire un tour chez l’écureuil dans le Bois Clic-Clac alors qu’il est bien repu et qu’il a la peau du ventre bien tendue. Il n’arrive même plus à parler car il a la digestion difficile et ne peut s’empêcher d’évacuer bruyamment les gaz. Les flatulences, il n’y a que ça de vrai ! C’est de l’humour de bas étage mais c’est universel. Dans le monde mystérieux du Manoir du monstre malsain, l’ambiance festive est celle d’Halloween. La musique chantée par des instruments comme l’orgue par exemple n’est pas faite pour donner la frousse. Elle rappelle l’univers des dessins-animés avec des monstres gentils. D’ailleurs les ennemis ont une bonne bouille, ils sont assez rigolos tout comme les bruitages qui les accompagnent.

Sympatoche, la réalisation :

Graphismes :

Le jeu n’est plus tout jeune mais il a quand même bien vieilli. Les décors sont par moments assez cubiques ou manquent de couleurs et à d’autres moments judicieusement colorés. En général, les environnements restent agréables à l’œil.

Musiques :

Elles sont excellentes pour ceux qui aiment les chansons joyeuses sans prétention. L’introduction donne tout de suite le ton du soft. Les protagonistes jouent un morceau de saltimbanque bien entraînant complètement débile.

Animation :

Rien à redire de ce côté-ci. La 3D est parfaitement fluide. Les caméras se placent aux bons endroits et de toute façon il est possible de les mettre là où l’on veut.

Jouabilité :

Idem, elle est parfaite, bien que Banjo et Kazooie offrent quantité de mouvements. Au départ de l’aventure, la taupe Bottle nous aide à travers un tutorial à découvrir les actions possibles des 2 compères. La prise en main vient rapidement et dès le premier niveau on fait ce que bon nous semble avec les 2 ziozios.

Durée de vie :

Le soft ne propose pas de passages très difficiles et les énigmes ne sont pas archi-corsées mais donnent parfois du fil à retordre. La durée de vie ne souffre pas de cette facilité car les challenges sont nombreux. Avant d’arriver au Boss final, il faudra compter au moins une vingtaine d’heures.

Un jeu sympa également :

Banjo-Kazooie est un jeu de plates-formes fort agréable mêlant habilement action et exploration. Les situations sont rigolotes, les personnages charismatiques et l’ambiance générale est dans la bonne humeur. Le gameplay est très fourni et donne beaucoup d’intérêt. On peut rapprocher ce soft de Mario 64. L’élève s’en inspire grandement mais sans égaler le maître. Il n’en reste que Banjo-Kazooie est une alternative de choix face au moustachu.

Banjo-Kazooie