A l’époque, je n’avais que moyennement apprécié ce premier Legend of Zelda. Oui, j’en vois déjà certains faire les gros yeux, mais mon Zelda à moi (celui que j’avais chez moi), c’était Zelda II. Du coup, je trouvais le jeu moins beau, moins bien réalisé, et le petit nombre d’indices m’avait découragé. On m’avais prêté le jeu sans carte, internet n’existait pas (en tout cas pas pour moi), et pour une durée relativement limitée. Vu ma vitesse de progression et comme je voulais finir le jeu, les plans Player One sont devenus indispensables.Oui je sais, bouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuh !!

Le fait de reprendre le jeu longtemps après et sans soluce sous le nez en permanence m’a permis de l’apprécier à sa juste valeur, et s’il reste dans mon coeur inférieur à Zelda II (que je vais réattaquer incessament sous peu), j’ai pu cette fois prendre la mesure de l’oeuvre et mieux comprendre tout ce qu’elle a engendrée. Même si le jeu est loin d’être parfait, notamment dans sa réalisation technique, il procure de grands moments vidéoludiques de par son agencement, et on se prend à sourire devant les pièges tendus par Miyamoto. Je ne sais pas pourquoi son nom ne figure pas au générique de fin (celui de Koji Kondo non plus d’ailleurs), mais ce monsieur est un grand (ce que vous saviez déjà).

Bref, les novices qui le découvriront sans éprouver de nostalgie auront sans doute un peu de mal devant la réalisation un peu sommaire, mais est-ce là l’essentiel ? Absolument pas, et c’est la raison pour laquelle ce Zelda est à classer dans la même catégorie que le premier Super Mario Bros : techniquement, on a fait mieux depuis, mais ils restent des jeux intemporels.