Metal Gear 2 : Solid Snake est un jeu vidéo MSX publié par Konamien 1990 .

  • 1990
  • Wargame

Test du jeu vidéo Metal Gear 2 : Solid Snake

5/5 — Parfait ! par

« Fin des années 90.

La Guerre Froide est terminée. La menace nucléaire a disparu. Les puissances mondiales ont convenu de désarmer leur arsenal nucléaire.

Mais tout le monde ne rêve pas de paix.

Une nation d’Asie centrale, Zanzibar Land, forme un gouvernement militaire, et commence aussitôt à envahir les pays voisins. Zanzibar se constitue un arsenal nucléaire, et établit des bases de lancement sur différents points du globe, devenant la seule puissance nucléaire mondiale.

Pendant ce temps, le monde connaît une crise énergétique sans précédent. Les ressources pétrolières sont presque toutes épuisées, contre toute anticipation.

C’est alors que le Docteur Kio Marv, biologiste tchèque, développe à partir d’une algue un micro-organisme hautement raffiné en pétrole, baptisé Oilix. Cette découverte constitue un immense espoir pour l’humanité. Alors qu’il s’apprêtait à présenter au monde sa découverte, le Docteur Marv est kidnappé par Zanzibar Land, qui s’empare des plans de l’Oilix.

Avec l’arme atomique et l’Oilix, Zanzibar Land est inarrêtable.

Un organisme microscopique tient le destin du monde entre ses mains… »

Rien qu’à lire cette introduction au jeu, en pensant à la musique l’accompagnant, j’en ai des frissons d’adrénaline. On n’a pas encore appuyé sur START qu’on est déjà complètement dans **Metal Gear 2 : Solid Snake. **

Ce soft est la suite officielle de Metal Gear, contrairement à Snake’s Revenge, présenté comme mais non labellisé Metal Gear 2. Snake’s Revenge a été développé par une équipe Konami à destination des marchés américain et européen, il n’est jamais sorti au Japon. Inversement, MG2 : Solid Snake, réalisé par Hideo Kojima, le père de Metal Gear, n’est lui sorti qu’au Japon et uniquement sur la plateforme MSX2, qui était déjà en fin de vie (pas d’adaptation sur la NES comme le 1er volet), ce qui explique que presque personne en dehors de l’archipel nippon n’en ait entendu parler. Et que c’est dommage !! D’une part, ce jeu fait partie intégrante de la saga Metal Gear ; c’est au cours de cette aventure que se noue le destin de Grey Fox et Big Boss, et que se forge le caractère de Solid Snake. Pour mieux apprécier la série des Metal Gear Solid (notamment la version PS1), il faudrait tester au préalable cet opus. D’autre part, le jeu est tout simplement génial. Exceptionnel. C’est incroyable de retrouver une telle profondeur, une telle recherche dans un jeu 8 bits. La plupart des idées retrouvées dans MGS sont nées dans ce jeu, et ont juste été transposées sans retouche. Par la magie de l’émulation, on peut jouer à ce jeu entièrement traduit en anglais depuis quelques années.

On peut toutefois noter que MG2 est inclus dans le jeu Metal Gear Solid 3: Subsistence sorti sur la PS2 en 2006. Sans l’avoir testé, je peux juste dire que le nom des personnages, et leur visage apparaissant dans le CODEC, ont été modifiés. Ainsi, Natascha Markova s’appelle Gustava Heffner. Idem pour le nom des bosses.

Solid Snake reprend du service

Face à la menace constituée par Zanzibar Land et son armée de mercenaires, l’Ouest charge l’unité Fox Hound (Forces Spéciales de Haute Technicité) de trouver une solution. Le colonel Roy Campbell, commandant en chef de l’organisation et successeur de Big Boss, rappelle Solid Snake, l’homme qui a mis à genoux Outer Heaven à lui seul alors qu’il n’était qu’un bleu sans expérience, et le charge d’une nouvelle mission solitaire secrète (Intrude F014) : infiltrer la forteresse de Zanzibar afin de délivrer le docteur Kio Marv et récupérer les plans de l’Oilix.

Pour ce faire, Snake devra prendre contact avec Holly White, agent secret de la CIA qui se trouve déjà sur place. Par chance, avant son départ pour les USA, on a à titre de précaution implanté au docteur Marv un émetteur de position. Il restera à Snake à s’approcher suffisamment pour capter les ondes de l’émetteur.

Comme dans MG1, Snake agit seul, mais dispose du support à distance (via Codec, une sorte de radio) de plusieurs conseillers. Campbell, qui le guide, Master Miller, instructeur de survie, Georges Kessler, analyste militaire, et Holly White, l’agent de la CIA, qui connaît la topographie des lieux. Au cours de la mission, Snake rencontrera de nouveaux personnages, tel que Yoseph Nordzen, biologiste, partageant sa science de la faune et la flore.

Dans sa quête du docteur Marv, Snake va délivrer un autre docteur, Petrovich Madnar, le concepteur de Metal Gear ! On a passé tout le premier jeu à essayer de le retrouver, et on tombe sur lui quand on ne le cherche pas, et toujours prisonnier ; je vous jure, encore plus boulet que la princesse Zelda cui là…

Petrovich avoue à Snake avoir été contraint de créer un nouveau Metal Gear, encore plus destructeur que le précédent, et lui révèle que celui qui est derrière tout cela n’est autre que Big Boss, le leader d’Outer Heaven, qui a survécu à ses blessures.

Snake rencontrera également la belle Natascha Markova, garde du corps de Kio Marv (et sa traductrice) et fera équipe avec elle. Enfin, une ancienne connaissance va resurgir : Grey Fox, légende de Fox Hound, mentor et seul ami de Snake, qu’il a connu sur le champ de bataille d’Outer Heaven. Mais Fox est cette fois-ci dans le camp adverse, et Snake devra affronter son ami lors de combats épiques, face à Metal Gear, et à mains nues dans un champ de mines. Pour finir, l’ultime combat décidant du sort de la planète opposant Snake à Big Boss est inévitable. Et cette fois, ils vont se battre jusqu’à ce que mort s’ensuive…

**C’est un film ou un jeu ? **

Bien sûr, cette question qu’on se posera aussi en découvrant MGS4 18 ans plus tard paraît de nous jours déplacée. On a pourtant affaire là au tout premier jeu vidéo bâti comme un film, avec scénario bêton, rebondissements, immersion complète et passages très hollywoodiens ; ça commence dès la double présentation du jeu : un générique où défilent les noms de l’équipe technique sur fond de gros plans de parties de Metal Gear, et la dramatique présentation du contexte initial.

Absolument tout est pensé pour que l’on se croie dans la peau de Snake. Dans le CODEC, on voit cette fois-ci les visages des personnages avec qui on dialogue, et ces visages vous seront familiers : Snake a le visage de Mel Gibson, Big Boss celui de Sean Connery, Grey Fox celui de Tom Berenger, Petrovich celui d’Einstein…le support des personnages est beaucoup plus actif que précédemment. Il est ainsi possible de les contacter à tous les écrans. Bien sûr, ils vont se répéter lorsqu’ils n’auront rien de spécial à dire, mais leur présence est réelle. Snake peut à présent entamer de véritables dialogues avec alliés ou ennemis, il ne se contente plus de les écouter.

Les confrontations avec les bosses constituent des pics d’intensité dramatique. Ils défient et narguent Solid Snake avant le combat, Running Man allant même jusqu’à faire un tour de course pour l’impressionner ! On a aussi droit à une petite scène d’après combat : certains mercenaires reconnaissent la supériorité de Snake, d’autres se repentent, des moments qui seront largement développés dans MGS.

Question scénario, pfiou ! Non seulement on a une très belle histoire de base, mais le scénario s’étoffe après chaque passage : de nouveaux personnages charismatiques et complexes apparaissent (Schneider, Petrovich, Fox, Natascha, Big Boss). De manière générale, on sort totalement du schéma manichéen gentils / méchants pourtant érigé en dogme dans les jeux vidéos d’ancienne génération : tous les persos importants portent en eux une dualité plus ou moins prononcée, et libérée en fonction des évènements. La question de ce qui est bien et ce qui est mal, de qui représente le bien et qui le mal se pose dès la confrontation avec le 1er boss : un certain Black Color, mercenaire issu de la NASA, utilisant un équipement de pointe lui permettant de se téléporter. RAS, c’est juste un vilain méchant de plus à dégommer. Après sa défaite, celui-ci explique à un Snake ébahi être en fait Kyle Schneider, le leader de la résistance à Outer Heaven, qui a précieusement aidé Snake dans MG1 ! Pourquoi avoir changé de camp ? Schneider explique placidement que l’OTAN a décidé de raser Outer Heaven, de ne laisser aucune trace, de tuer les résistants, les survivants ainsi que les familles des soldats, y compris femmes et enfants ! « Mais « il » nous a sauvés. Bientôt Snake, tu mesureras toute sa grandeur. Je vais t’indiquer le chemin, car c’est en accord avec sa volonté ». Hum, ainsi le scénario gagne encore en profondeur. Sur son chemin, Snake rencontre aussi un certain nombre d’enfants (dans un jeu de guerre ?), qui se sont pris d’affection pour leur « oncle à un œil », mais qui celui-ci peut-il bien être ? ;)

Les personnages ont une réelle personnalité et sont vraiment attachants. Rien à voir avec nos alliés de Snake’s Revenge, dont la mort ne nous fait ni chaud ni froid.

On arrive à avoir de la sympathie pour les ennemis, et beaucoup d’empathie et même de désir de protection des 2 jeunes femmes qui égaient notre aventure : Holly et surtout, surtout Natascha. L’une d’elle sera protagoniste malheureuse d’un passage intensément tragique et magnifiquement mis en scène, j’en pleure encore rien que d’y repenser. Rares sont les jeux parvenant à faire naître autant d’émotions, et clairement aucun sur une 8 Bits.

**Un gameplay de légende ! **

Alors c’est bien beau d’avoir mitonné un scénario aux petits oignons et d’avoir pas mal d’idées, mais les possibilités de jeu suivent-elles ? C’était la petite faiblesse de MG1 ça, les limites du gameplay et de la réalisation technique.

Eh bien, mission completed ! Les améliorations sont bluffantes. Déjà les graphismes ont été notablement affinés, surtout les décors en extérieur, qui étaient vraiment très moches dans MG1. Ces décors sont plus détaillés, présentent des cavités, des recoins offrant la possibilité de se cacher, ouvrant ainsi la voie à de nouvelles possibilités de jeu.

Concernant le gameplay, tout ce qui peut renforcer la notion de simulation d’infiltration a été mis en place : Snake, en plus de frapper avec le poing, utiliser une arme + un équipement, peut à présent s’accroupir et ramper. Ce qui permet de sa cacher derrière un muret ou sous un tank, et de se faufiler par delà un grillage.

Pas d’intérêt à s’infiltrer si les ennemis sont aveugles, muets, sourds et inoffensifs. L’intelligence artificielle a heureusement beaucoup progressé : les soldats ont une vision à 45°, ils vous verront donc si vous n’êtes pas tout à fait dans leur alignement. Ils sont sensibles au bruit : du sable qui crisse, une structure métallique qui résonne, en plus bien sûr des coups de feu. Ils ne déclenchent pas l’alerte au moindre bruit suspect : ils vont investiguer la source du bruit près de l’endroit d’émission, en se mettant en état de vigilance. C’est bien fait et réaliste.

Une des innovations majeure, fondamentale même, se produit lorsque vous êtes repérés : tant dans MG1 que Snake’s Revenge, l’état d’alerte n’était vraiment pas réaliste ; dans MG1 il suffisait de sortir de l’écran pour que l’alerte cesse, dans SR il fallait tuer toute l’escouade d’alerte (environ 7 ou 8 soldats), ça collait vraiment pas. Ici, un procédé très ingénieux a été mis en place : quand vous êtes repérés (quand on vous voit distinctement, je ne parle donc pas d’un simple bruit), une escouade vous pourchasse (c’est le mode alerte). Impossible d’en venir à bout par la force, les soldats continueront à affluer. La solution est de prendre la fuite, de se planquer. Si les soldats vous perdent de vue, on passe en mode évasion, un décompte de temps de 15 secondes est débité. S’ils vous retrouvent de visu, le décompte est réinitialisé (retour en mode alerte) ; sinon au terme de celui-ci, on repasse en mode infiltration, et les soldats reprennent leurs positions. C’est un grand luxe cette gestion de l’alerte. D’ailleurs, le concept sera repris tel quel dans les MGS. Impossible de mitrailler à tout va donc, il faut vraiment s’infiltrer furtivement pour progresser.

Autre élément appréciable : les gardes n’effectuent plus un trajet linéaire standard : un trajet reste mémorisé, mais étendu sur plusieurs écrans. D’autre part, ils marquent parfois une pause pour observer les alentours. On a vraiment l’impression que les soldats patrouillent en comprenant ce qu’ils font. On n’a plus 4 soldats regardant tous le même mur en même temps, comme c’était parfois le cas dans MG1.

Certains soldats sont même particuliers : le béret vert gardant la cellule de Marv se retourne brusquement avant de changer de direction, et le monsieur tout nu que Snake rencontre au sauna est hilarant !

Pour contrer la progression de l’IA, Snake dispose d’un atout supplémentaire : le radar Soliton. C’est un radar présentant la topographie des 9 écrans adjacents à celui dans lequel se trouve Snake. Le radar indique aussi et surtout les personnes, et leur progression. On sait donc à quel endroit se trouvent les gardes, il n’y a plus de faiblesse au niveau du level design (rentrer directement dans le champ de vision d’un garde par exemple). Encore une innovation majeure et durable. Mais attention : le radar est désactivé en mode alerte, et dans les zones de brouillage électronique.

Les personnages sont assez bien animés en plus de sembler intelligents. Par contre je n’aime pas trop le rendu des mouvements de Snake. Puisque je suis dans le seul paragraphe du test comportant du négatif, j’ajouterai que la maniabilité laisse un tantinet à désirer. Les actions et les mouvements sont assez lents dans l’ensemble, je trouve que Snake était plus maniable en pleine action dans MG NES (mais la maniabilité reprend celle de MG MSX, où c’était déjà moins bien).

Les environnements de jeu sont plus variés : intérieurs des buildings, sur plusieurs étages, avec parfois des passages sur des structures métalliques, toits, escaliers (on a droit à une scène de poursuite et de fusillade dans les escaliers, comme dans MGS !), ascenseurs, conduits d’aération, égouts, zones extérieures (forêt, sable, marécages). Snake devra parfois revenir sur ses pas pour visiter des pièces ou étages auxquels il n’avait pas accès auparavant.

Rentrer dans un nouveau bâtiment nécessite des moyens plus ingénieux qu’utiliser la bonne clé au moment de la relève de la garde : ramper dans un conduit d’aération, passer par les égouts ou les passages secrets, ou par le tapis roulant caché dans une boîte en carton ! Ah la fameuse boîte, elle a enfin une utilisation vraiment utile. ;)

On peut signaler qu’il y a aussi un certain nombre de petites énigmes à résoudre : déchiffrer un message en MORSE pour trouver une fréquence (malheureusement cela implique de consulter le manuel de jeu, donc à défaut il faut soit regarder sur le net, soit essayer les 100 fréquences une par une…), faire changer de forme une broche à cheveux sensible à la température, déterminer dans quel sens souffle le vent avant de faire un tour en deltaplane, capturer un pigeon, etc.

Au niveau du sous-écran, c’est la même chose que MG1, 3 sections : Armes, Equipement et Codec. Les objets sont à peu de chose près les mêmes que dans le 1 : flingues, grenades, missiles (avec apparition des Stingers, missiles sol-air), cartes magnétiques de 1 à 9, rations…

Les munitions sont limitées et à recharger donc, idem pour les rations. Pour ces dernières, petite nouveauté : si l’objet ration est sélectionné, vous en absorberez une automatiquement lorsque votre énergie passe à 0, plus besoin d’appuyer juste avant. Il y a 3 types de rations différents (pas les mêmes aliments). Petite amélioration bienvenue au niveau des cartes magnétiques : qui a joué à MG1 a fatalement pesté en étant obligé d’essayer les 9 cartes une par une en arrivant à chaque nouvelle porte. Dans MG2, il existe 3 super cartes, qui ont chacune les mêmes accès que 3 cartes. Ex : la carte rouge regroupe les cartes de 1 à 3. Moins de galère en perspective donc.

On retrouve en plus et entre autres dans l’équipement des lunettes infrarouges, un détecteur de mines, un seau, et même des œufs ! Qui sait ce qu’ils contiennent…

A noter qu’on démarre le jeu avec juste un paquet de clopes et aucune arme (comme à l’accoutumée). Snake arrivant en escaladant une falaise et non en nageant, ce handicap initial n’est pas vraiment justifié mais bon, passons. En plus le handgun n’est vraiment pas loin.

Il convient d’utiliser l’arme la plus adaptée (parfois la seule arme) face à un boss.

Les bosses sont des mercenaires d’élite assez célèbres. Ils ont chacun leur spécialité, ce qui rend les combats palpitants.

On retrouve Black Color, sorte de ninja qui se téléporte, Running Man (non c’est pas Schwarzy), ancien athlète courant le 100m en… 9’69 (Usain Bolt enlève ton masque !), que vous devez piéger dans une zone remplie de gaz, Hind D le fameux hélicoptère russe, qui vous attaque cette fois-ci depuis les airs, Red Blaster le lanceur de grenades qui se planque sur le plafond, Predator (non toujours pas Schwarzy !) guerillero se fondant dans le paysage, Ultrabox, une escouade de tueurs attaquant à 4 dans un ascenseur, Night Sight, tueur planqué sous un camouflage optique, Grey Fox (pilotant Metal Gear) et enfin, Big Boss (plus un boss surprise hé hé). Sachez que vous allez affronter Big Boss… à mains nues alors que le plus grand soldat du 20e siècle est lui armé jusqu’aux dents ! Snake devra jouer les McGyver pour se constituer une arme de fortune. Nouveauté : certains combats se déroulent sur plusieurs écrans (Running Man, Hind D, Predator, Night Sight et Big Boss).

Chaque victoire contre un boss allonge votre jauge de vie (plus d’étoiles à gagner).

Eléments de MG2 repris dans MGS

Comme mentionné, des passages de MG2 sont tellement bons que Kojima les a repris tels quels dans Metal Gear Solid (c’aurait été dommage que tant de jolies choses demeurent méconnues !). A titre d’info, voici lesquelles :

  • vous retrouvez Natascha déguisée en garde dans les toilettes des filles (comme Meryl).

  • grosse poursuite et fusillade dans les escaliers menant au sommet d’un building

  • combat contre un Hind en mouvement à l’aide de Stingers

  • combat dans un ascenseur contre 4 soldats

  • combat contre un soldat sous camouflage optique

  • clé à faire refroidir puis réchauffer, dans les pièces adéquates

  • un mystérieux informateur sans visage du nom de Deepthroat vous aide ponctuellement.

  • vous vous enrhumez.

Plus l’apparition des modes d’alerte, du radar et de la capacité de ramper, des analystes militaires…

Finalement MG2 déprécie un peu ce chef d’œuvre qu’est MGS, une fois qu’on s’est rendu compte que MGS a largement pompé sur ce jeu niveau idées.

Résumé

Metal Gear 2 : Solid Snake reprend toutes les (nombreuses) bonnes choses de Metal Gear 1, les améliore largement, gomme ses défauts, et ajoute tout un tas d’innovations fondamentales dans un jeu d’infiltration. Sachant que j’ai mis 10 à MG1… pas besoin de faire un dessin.

On se retrouve donc avec un scénario incroyablement fouillé, plein de rebondissements, un jeu réaliste et très prenant, des personnages complexes et attachants, avec un gameplay et une réalisation technique au top du top des possibilités du support.

Pour moi, peut être le meilleur jeu sorti sur une console 8 Bits (et le plus méconnu !!)

Notes

Graphismes : impec. Largement améliorés depuis MG1, tant les décors (surtout en extérieur), que les personnages (ennemis). Bien sûr ça reste un jeu de 1990 mais les graphismes n’ont plus rien à envier aux autres softs de même support.

Son : de superbes musiques, bien choisies, plus variées, certaines oppressantes, d’autres poignantes, la classe. Même chose pour les effets sonores. A noter qu’on peut même entendre les battements de son cœur à l’article de la mort !

Gameplay : époustouflant. J’en reviens toujours pas de toutes les idées contenues dans ce jeu, et de la très belle façon dont elles ont été mises en place. Le petit bémol concerne la maniabilité de Snake, il est un petit peu lent à diriger, surtout en étant cerné de tous côtés.

Difficulté : bien dosée. Pas de passages frustrants, les bosses se battent après plusieurs essais, c’est parfait.

Durée de vie : pas mal mais puisque c’est un jeu à suspense, on est forcément moins pris la 2e fois, mais c’est toujours un plaisir. Et la première fois, on est à fond dedans jusqu’au bout !

Verdict

Je mets 10, et c’est un grand, grand, grand minimum.

Courez installer Blue Msx et lancez ce jeu !

Metal Gear 2 : Solid Snake