Rainbow Islands : The Story of Bubble Bobble 2 est un jeu vidéo Megadrive publié par Taitoen 1990 .

  • 1990
  • Plates-formes

Test du jeu vidéo Rainbow Islands : The Story of Bubble Bobble 2

4/5 — Exceptionnel ! par

Rainbow Islands est la suite du célébrissime Bubble Bobble. Les petits héros, redevenus pour l’occasion les humains Bub et Bob, doivent délivrer un archipel d’îles magiques de la domination des forces du mal, dirigées par un baddie du nom de «Boss of Dark Shadow», qu’on devine pelucheux, avec de petites ailes de fées et de grands yeux humides. Ou plutôt, seul Bub se voit confier cette noble quête, puisque Rainbow Islands fait malheureusement l’impasse sur le mode deux joueurs. Un choix étrange, tant ce type de soft se prête à merveille au jeu coopératif, avec un brin de compétition dans la chasse aux bonus.

Au lieu de bulles, le petit personnage produit à présent des arcs-en-ciel, qui lui servent à la fois de mode d’attaque, de système de défense et de moyen de déplacement. Le mode d’attaque possède un principe terriblement simple mais qui ne se révèle pas toujours aussi simple à utiliser qu’on pourrait le croire : chaque tir projette un arc-en-ciel juste devant Bub. Si la pointe de l’arc-en-ciel touche un ennemi, celui-ci est expédié au diable et transformé en bonus. L’arc-en-ciel en tant que bouclier est à l’avenant : l’adversaire peut se retrouver coincé sous la courbe de l’arc-en-ciel, ce qui l’immobilise jusqu’à la disparition de celui-ci. De même, la plupart des ennemis ne peuvent pas franchir les arcs-en-ciel, ce qui permet à Bub de se constituer rapidement une protection s’il souhaite souffler quelques secondes.

En ce qui concerne la troisième raison d’être des arcs-en-ciel, on notera que Rainbow Islands ne fonctionne plus sur le principe des tableaux fixes, avec un nombre déterminé de bestioles à éliminer avant de passer au tableau suivant. Chaque stage se présente comme une ascension vers la sortie, qui est située une dizaine d’écrans plus haut que la zone de départ. Comme Bub est évidemment trop chétif pour atteindre la moindre plate-forme en sautant, il devra créer une succession d’arcs-en-ciel et s’en servir comme escalier pour progresser vers le haut. Une fois arrivé au dernier étage, un coffre plein de bonus-surprises récompense le lutin. Tous les quatre stages, il devra également affronter le boss qui règne sur l’île.

Certains bonus ont une autre utilité que d’engranger du score. Ainsi, les diamants (un pour chaque couleur de l’arc-en-ciel) permettent de débloquer la véritable fin du jeu ainsi que des stages secrets. Les obtenir tous est cependant très difficile. Ils n’apparaissent en effet que lorsqu’on tue certains ennemis d’une certaine façon (en l’emprisonnant sous un arc-en-ciel, puis en sautant sur celui-ci pour qu’il s’effondre et ensevelisse la bestiole), avec un certain power-up et à certains étages du niveau… ! À noter que cette version Mega Drive est le portage d’une version antérieure de Rainbow Islands, publiée en 1988, et présentant les stages dans un ordre différent.

Réalisation technique :

Une adaptation totalement fidèle à la version arcade… autrement dit, digne d’une 8-bits bien maîtrisée. Graphismes vides et colorés au crayola, mélodies horripilantes (paraît que c’est vaguement inspiré d’une chanson très connue qui s’appelle «Over the Rainbow», en plus) et gameplay simpliste exhumé des années 80. Le seul point notable, c’est que le mode d’attaque/défense/déplacement est suffisamment atypique pour réclamer une certaine pratique avant d’être exploité au maximum de ses possibilités. Cela dit, je ne critique pas Rainbow Islands, hein… c’est juste qu’il ne fallait pas s’attendre à un relookage qui exploiterait à fond les capacités de la console.

En bref : 16/20

Comme nombre de jeux de tableaux, Rainbow Islands est une franche réussite, qui n’a pris aucune ride avec les années, et cette version Mega Drive, très sobre, est tout aussi valable qu’une autre. Malgré son principe en apparence très simpliste, Rainbow Islands n’est pas aussi évident à maîtriser qu’on pourrait le penser, et permet même d’élaborer quelques stratégies intéressantes pour éliminer les adversaires. Dommage que ce classique n’ait jamais inclus de mode deux joueurs, ce qui le rend un peu moins incontournable que Bubble Bobble.

Rainbow Islands : The Story of Bubble Bobble 2