Flicky est un jeu vidéo Megadrive publié par Segaen 1991 .

  • 1991
  • Action

Test du jeu vidéo Flicky

1.5/5 — Bof… par

Vous le reconnaissez ? C’est Flicky, le petit piaf bleu que l’on pouvait apercevoir, en compagnie d’autres innocentes bestioles, dans les aventures de Sonic le hérisson, dans un second rôle de victime sacrificelle du docteur Robotnik. A l’instar des seconds rôles qui jouent dans des super-productions au cinéma, Flicky se sentit rapidement envahi par la frustration, par une sensation persistante de n’être pas reconnu à ses justes talents d’artiste. Flicky se mit donc à courir les castings, à participer à tous les happenings possibles, et harceler les programmeurs pour obtenir un rôle taillé à sa mesure et parfois, à déposer quelques fientes sur leurs balcons en représailles. La persévérance finit toujours par payer, et un programmeur désoeuvré finit par lui offrir le rôle principal dans un court-métrage. C’est cette magnifique histoire de courage et d’abnégation que nous conte aujourd’hui Flicky.

Le principe de Flicky est dramatiquement simple : l’oisillon doit affronter une succession de tableaux fixes (qui forment une boucle infinie sur eux-mêmes) truffés de plates-formes. Les autres habitants du tableau sont un nombre variable de minuscules poussins, un chaton prénommé Tiger et un iguane prénommé Iggy. L’objectif est bien évidemment de récupérer tous les poussins et de les amener vers la sortie en évitant Tiger et Iggy. Une fois pris sous votre aile, les poussins vous suivent à la queue leu leu. Si Tiger ou Iggy parviennent à toucher un des poussins, ce dernier arrête de vous suivre et vous devrez donc aller le récupérer. Si les deux prédateurs attrapent Flicky, ils le bouffent, c’est aussi simple que cela. La seule façon dont Flicky peut se débarrasser de ses poursuivants félins et reptiliens consiste à ramasser certains objets qui traînent dans les niveaux et à les expédier dans les vibrisses de Tiger ou les écailles d’Iggy, ce qui les mettra hors-jeu pour une dizaine de seconde. 48 niveaux vous attendent, avec une architecture de plus en plus problématique et des poursuivants toujours plus nombreux.

Réalisation technique :

Minimaliste au possible, il n’y a pas grand chose à signaler sur la réalisation de Flicky. Des graphismes vides et ultra-dépouillés, une jouabilité correcte (du moins, si on se fait au mode de déplacement en apesanteur de Flicky lorsqu’il bat des ailes), une bande sonore de jouet Fisher-price… il n’en fallait pas davantage compte tenu du principe simpliste de Flicky, mais on peut s’interroger sur les raisons qui ont poussé Sega à publier un programme aussi techniquement passéiste à une époque où la Megadrive avait encore tout à prouver sur sa réelle plus-value technologique et ludique par rapport aux autres consoles existantes.

En bref : 06/20 :

Flicky propose un gameplay de Game & Watch : tableaux fixes, principe ultra-basique, répétitivité de l’action, le jeu aurait eu toute sa place sur une console du début des années 80. Comme avec beaucoup de jeux très simples, on s’amuse néanmoins le temps de quelques tableaux avec Flicky. Mais les principes de jeu sont beaucoup trop répétitifs pour capter l’attention plus d’une heure ou deux. Et puis, honnêtement, Flicky n’est pas à proprement parler le style de programme auquel il est utile de jouer sur autre chose qu’un écran LCD

Flicky