Progear est un jeu vidéo CPS-2 publié par Capcomen 2001 .

  • 2001
  • Shoot Them Up

Test du jeu vidéo Progear

3.5/5 — Très bien par

Signé CAVE pour le compte de Capcom

Amis psychopathes et / ou épileptiques bonsoir.

Dans le cadre de notre étude « Les mouettes cendrées ont-elles les pupilles dilatées les soirs de pleine lune? », nous allons étudier aujourd’hui Progear.

Sous ce doux nom se cache un manic shooter, un shmup pour barjots, signé Cave et produit par Capcom.

Guwange ? Même papy le torche en un quart d’heure.

DoDompachi ? C’est pour les tarlouzes.

Eh oui, ici place à la boulette, avec un grand B.

Progear est donc un manic shooter qui se distingue de la concurrence par le fait qu’il est le premier à se jouer à l’horizontale.

SENS GEARATOIRE

En pleine révolution industrielle, le royaume où se déroule l’action découvre les bienfaits du Professionnal Gear, ou Progear, moteur qui leur permet de transformer l’air en électricité et ainsi de dompter les cieux.

Au même moment, un groupuscule nommé « Motorouin », grâce à leur découverte de l’immortalité, s’inscrit en faux face à l’Etat et lève sa propre armée pour un putsch sanglant.

COUSCOUS BOULETTE

Choisissez votre pilote, qui définit le tir principal (concentré ou en cône), puis votre artilleur qui définit le tir secondaire, et ensuite place à un shoot’m up velu composé de cinq niveaux conclus par un boss chacun. Vous traverserez donc une base située sur une falaise, une autre maritime, une troisième ferroviaire, une en montagne et une en forêt.

Le tir principal, obtenu en martelant le bouton d’action, est déjà bien efficace, mais il est indissociable du tir secondaire, dont on dispose en maintenant la touche d’action appuyée. Ce tir ralentit considérablement votre vitesse de déplacement, mais vous sauvera souvent la mise. En effet, il vise automatiquement le premier ennemi venu (qui est alors ciblé) sans tenir compte de votre arme principale. En français maintenant : même si vous tirez comme une brute droit devant vous, votre tir secondaire visera derrière, en haut, en bas ou en diagonale selon la position des ennemis. De plus, il attire à vous les bonus qui augmentent votre score, provenant des ennemis détruits.

Trois artilleurs (-euses d’ailleurs) sont au programme, pour autant de formes de tirs : frontal, conique ou en spirale, le plus efficace (mais moins puissant) restant l’association pilote et artilleur au tir en cône. Reste le second bouton, dédié à la bombe. Positivement destructrice, vous disposez de trois exemplaires au début du jeu et en trouvez dans tous les niveaux, ainsi que d’autres items augmentant la puissance de votre tir, et nommés justement « P ».

Le reste n’est que furie, du slalom entre les boulettes de toutes sortes – normale, shrapnel, attirée par la gravité ou encore à rétro-action, entre autres – au tir dans la masse, un vrai carnage.

Notez toutefois qu’à chaque niveau conclu un décompte sera fait de vos points, ce qui vous permettra de grimper en niveaux à la manière d’un RPG. Cela n’a pas d’impact en cours de jeu à priori, mais modifie la fin du jeu.

INTERDIT AUX MOINS DE SEIZE DOIGTS

Avec son ambiance délicieusement steampunk comme seuls quelques rares shoot’m up savent nous proposer, Progear dispose d’une aura favorable. D’autant que le scénario ressemble peu ou prou à une histoire construite, chose suffisamment rare pour être signalée.

Et, grâce en soit rendue à Capcom, cette ambiance est retranscrite sublimement. Les sprites sont énormes et bourrés de détails (sauf votre avion mais c’est normal), les décors sont de superbes bitmaps dotés d’un effet de profondeur très agréable, le tout dans des couleurs délavées du plus bel effet. On appréciera aussi les tons sépia des présentations et des inter-scènes, mais aussi le style manga de la cinématique de fin. Vraiment du très bon goût, visuellement parlant.

A cela s’ajoute une animation impeccable, sans aucun ralentissement malgré les myriades de boulettes et de sprites.

Nerveux, le jeu l’est aussi par ses musiques, parfois quelconques mais souvent dantesques (et pas particulièrement stressantes, même contre les boss), pas trop gênées par les bruitages banals.

Le gameplay est par contre très fruste, et il vous faudra uniquement zigzaguer entre les boulettes et détruire tout ce qui bouge. D’ailleurs, comme souvent dans ce type de shoots, votre avion est très petit et son masque de collision véritablement minuscule.

Mais le jeu n’est pas simple pour autant, loin s’en faut. Les niveaux sont longs, véritablement envahis d’ennemis qui viennent par vagues, les boss sont très résistants et dotés de patterns de tirs monstrueux. Qui plus est, il faut refaire les niveaux une seconde fois pour espérer voir la fin, différente pour chaque couple et chaque niveau d’expérience (soit un total de sept fins, dont une ou le héros et l’héroïne se marient, c’est bô) !

Du coup, on serait en droit de se demander si ce jeu n’a pas été pensé par des extraterrestres à huit bras. Eh bien même pas. A vrai dire, il est tout à fait possible de se frayer un chemin parmi les boulettes. Même si celles-ci sont toujours bleues, quels que soit leurs mouvements, ce qui peut un peu nuire à la visibilité.

Nous voilà donc devant un manic pas piqué des vers, visuellement magnifique mais sans aucune subtilité. Un énorme moment de plaisir cependant, même si comme moi vous n’êtes pas fan du genre.

Progear