Oh No ! More Lemmings est un jeu vidéo Amiga publié par Psygnosisen 1991 .

  • 1991
  • Réflexion

Test du jeu vidéo Oh No ! More Lemmings

4/5 — Exceptionnel ! par

Développé par DMA Design, édité par Psygnosis.

C’est avec un certain sens de la dérision que les Écossais de DMA Design ont titré leur suite à Lemmings, car Oh No ! More Lemmings est loin d’être un calvaire. DMA Design, tu dis ? Vous les connaissez plus certainement sous leur nouvelle appellation, Rockstar North. En effet, c’est en plein cœur d’Édimbourg que sont nés les Grand Theft Auto ! Mais avant de rencontrer le succès interplanétaire, DMA Design pouvait compter sur une autre série à succès bien moins bête que méchante.

LA SUITE TOUT DE SUITE

Oh No ! More Lemmings n’est pas véritablement la suite de Lemmings (un « Lemmings 2 : The Tribes » sortira deux ans plus tard et glanera ce titre), mais plus un complément. D’ailleurs selon les supports, il se présente sous forme d’add-on et nécessite donc d’installer l’original pour profiter de celui-ci.

Quoi qu’il en soit, les héros en sont toujours les Lemmings, créatures stupides aux cheveux verts inspirés des bien réels rongeurs qui, selon la légende, migrent en masse et suivent immanquablement les meneurs du groupe, quitte à plonger du haut d’une falaise si les premiers se sont trompés de route ! Lemmings, moutons de Panurge, même combat !

UN POUR TOUS, TOUS POUR UN

Le principe de Lemmings, et par conséquent de Oh No ! More Lemmings, est d’une simplicité incroyable. Une centaine de Lemmings (ou moins selon les niveaux) tombent au compte-gouttes d’une trappe en haut d’écran, voire parfois de deux trappes en même temps. Ensuite, les créatures marchent droit devant elles sans se soucier des précipices ou des pièges qui parsèment leur route. Le but du jeu est de les guider jusqu’à la sortie.

Mais si, sur le papier, cela semble bien peu complexe, l’agencement des niveaux (cent niveaux au total, plus une dizaine d’autres jouables à deux) risque de provoquer quelques calvities précoces chez les amateurs de ce jeu de réflexion. Il faudra un bon sens de l’observation et des réflexes vifs pour en venir à bout.

Pour vous en sortir, vous ne disposez que d’un menu en bas d’écran, qui vous permet de donner des ordres à vos Lemmings. Vous choisissez l’action puis pointez votre curseur sur le Lemming qui devra l’effectuer. Vous pouvez leur faire sortir leur ombrelle pour empêcher une chute trop rapide (et par conséquent fatale), leur demander de piocher en diagonale, de creuser à la verticale, de construire un escalier, de bloquer leurs camarades ou encore d’exploser !

En effet, il faudra parfois avoir le sens du sacrifice. Parce que pour chaque niveau, vous n’avez droit qu’à un certain nombre de chaque action : par exemple, si vous n’avez aucune pioche ni aucun creuseur, il ne vous reste plus qu’à faire exploser une ou deux créatures pour forer un passage. Rassurez-vous néanmoins, vous n’êtes pas obligé de sauver tous les Lemmings à chaque fois ; vous aurez un certain pourcentage de bestioles indiqué en début de tableau.

Si vous traînez trop par contre, vos Lemmings seront contraints de se suicider, et vous n’aurez plus qu’à recommencer. Ainsi, les tableaux sont chronométrés et lorsque le temps imparti tombe à zéro, la porte de sortie se referme. Ceci dit, une fois que vous serez certain d’avoir construit un passage sûr, vous pourrez décider de faire sortir vos Lemmings de la trappe plus rapidement.

GOOD OLD GAME

La première chose que l’on remarque, c’est la qualité graphique bien supérieure de Oh No ! More Lemmings sur son aîné. Les personnages ne sont pas beaucoup plus gros, mais les décors sont bien plus riches et colorés. À la limite, cet add-on est presque plus agréable à l’œil que Lemmings 2 : The Tribes et ses couleurs flashy. Les animations des petites créatures sont toujours aussi amusantes, et peuvent être comparées à celles de Worms. Même si les deux sagas sont bien différentes en terme de gameplay, la vue de loin, les minuscules avatars et la musique guillerette en font de lointains cousins.

Quoi qu’il en soit, Oh No ! More Lemmings est bel et bien un supplément et non une suite. Les niveaux sont différents des précédents, l’aspect graphique a été amélioré, mais absolument rien n’a changé en terme de jouabilité : c’est Lemmings premier du nom, mais dans de nouveaux tableaux un peu plus jolis.

La difficulté est par contre bien plus importante. Déjà, les premiers niveaux ne servent plus de tutoriel comme c’était le cas dans le premier Lemmings. Et la complexité des épreuves augmente rapidement. La durée de vie est une nouvelle fois gigantesque et promet quelques heures de remue-méninges.

Bref, s’il n’apporte rien, Oh No ! More Lemmings prolonge le plaisir de jeu de son aîné et c’est finalement tout ce que le joueur en attendait.

Oh No ! More Lemmings