PC Engine est un système de jeux vidéo conçu par NEC.

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Histoire du système

Née de l'union du géant japonais NEC et de l'éditeur Hudson Soft, la PC Engine est bien armée pour lutter contre la NES lors de sa sortie en 1987. Malgré la petite taille de son boitier crême, la console affiche une puissance redoutable, notamment grâce à ses chips graphiques 16 bits (les 2 processeurs restant des 8 bits, versions customisées du MOS 6502). La console se vend d'ailleurs bien au Japon, notamment grâce à la politique de NEC qui impose moins de contraintes aux éditeurs que Sega et Nintendo. Pendant un temps, la console parvient à concurrencer la Megadrive, jusqu'à ce que celle-ci soit enfin convenablement exploitée. La PC Engine est la première console à pouvoir recevoir un lecteur de CD-ROM, permttant ainsi l'introduction de musiques de qualité CD et de cinématiques impressionnantes.

En 1990, NEC sort la Core-GrafX qui se résume à un changement de couleur de sa carrosserie. La légende urbaine veut que ce changement s'accompagne également d'une augmentation de puissance de son CPU ce qui est totalement faux. Suivront la Core-GrafX II puis les modèles Duo, ces derniers réunissant en un même boitier PC Engine et Super CD-ROM².

NEC essaie de percer le marché américain en 1989 avec la Turbo GrafX 16 sans aucun succès. Le zonage de la console et la sortie lente des jeux explique cela, avec la concurrence de la Megadrive. Mais il faut aussi compter avec le fait que NEC a essayé de faire passer sa console pour ce qu'elle n'était pas : à savoir une 16 bits. Sega n'a évidemment pas pu s'empêcher d'amicalement informer les consommateurs de cela. ;) La PC Engine ne fut jamais distribuée officiellement en France. C'est une société indépendante, sans aucun rapport avec NEC qui le fera dès 1990 : la SODIPENG (SOciété DIstributrice de la PC ENGine).

La gamme PC Engine compte aussi deux portables : la PC Engine GT (Turbo Express aux Etats-Unis) puis la LT, qu'on qualifiaient de Rolls des portables : d'une puissance largement supérieure à la Gameboy, à la Lynx ou à la Gamegear, elles étaient totalement compatibles avec la console de salon et affichaient un superbe écran couleurs proches de la qualité d'une télé. Au Japon et aux Etats-Unis, un tuner TV était même disponible.